Bye bye 2016

2016 s’achève remplie de merveilleux souvenirs, de lieux incroyables et de rencontres surprenantes.

Maroc / Marrakech / l’Atlas et cette folle sensation de liberté seuls sur les pistes désertes / Berlin l’underground / Porto et la vallée du Douro / la côte Cantabrique / la Galice qui m’a fascinée / Les Asturies entre mer et montagne / le si cool pays cathare ou l’on prend le temps de vivre / notre belle Bordeaux où l’on découvre toujours des lieux et des histoires / le pays basque si riche / ce bassin d’Arcachon dont on ne peut se passer … 2016 fut belle.

Mais j’ai hâte d’être en 2017, à l’affût de nouveaux lieux et de nouveaux visages.

À bientôt.

Istanbul #5 – Quartier d’Eyüp

Comme tous les jours, nous passons devant cet homme entouré de chats, qui tour à tour envoie promener les touristes voulant le photographier ou discute avec des hommes venant lui parler. Ce matin, des bulles virevoltent dans l’air d’Istiklal Caddessi, artère vibrante de la ville.

Quelques instants plus tard nous partons en direction du ferry et nous embarquons en direction d’Eyüp, quartier de l’ouest de la ville, en bout de corne d’or.

Nous découvrons les maisons colorées et la belle mosquée d’Eyüp et ses parures.

Le temps n’est pas au beau fixe mais nous décidons de grimper en haut de la colline pour accéder au café Pierre Loti, situé au milieu du cimetière d’Eyüp. Déserté pour cause de pluie et de vent, le lieu semble bien triste alors qu’il est très fréquenté habituellement. Adieu terrasse avec vue sur la corne d’or! Je me contenterai de savourer ma pomme de terre brochette, achetée sur un stand ressemblant à celui d’une fête foraine.

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Nous redescendons la colline et, toujours vaillants, nous décidons de repartir à pied pour le retour. Ainsi, nous pourrons découvrir les quartiers de Fener (quartier traditionnel grec de la ville) puis de Balat (où vivait autrefois une forte population juive).

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Un beau fiasco car nous avons passé la journée à nous perdre, ne sachant pas si l’on était dans l’un ou l’autre des quartiers, à la recherche de monuments dont on avait entendu parler (mais ne figurants pas dans notre guide). Nous avons erré (et j’ai beaucoup râlé hahaha) sous la pluie et le vent sans vraiment profiter des quartiers comme nous l’aurions souhaité..

Pour lire les épisodes précédents sur Istanbul, rendez-vous dans la catégorie « Voyages« .

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Istanbul #4 – Quartier de Fatih et mosquée de Soliman le Magnifique

La suite du séjour fut rythmée par les averses, le vent alors que nous avions prévu de nous balader un peu plus à l’écart des lieux hautement touristiques de la ville. Cela ne nous a pas coupé dans notre élan et notre soif de découverte mais j’avoue qu’un beau soleil ou du moins une absence de pluie aurait été fortement appréciés! On a fait avec et nous avons découvert des quartiers magnifiques.

J’avais très envie d’aller découvrir le quartier de Fatih, à l’ouest du quartier des bazars. C’est un des quartiers les plus conservateurs de la ville. Ici les femmes sont majoritairement avec un tchador noir, d’autres avec un voile. Dans ce quartier, on a vraiment l’impression d’être au Moyen-Orient.

Nous sommes entrés visiter la mosquée où il y avait peut-être 5 ou 6 touristes et encore.

En sortant de la mosquée, voyant au loin qu’il y avait du mouvement à droite, nous nous sommes engouffrés dans les rues. Nous sommes tombés par hasard sur le jour du marché et j’ai trouvé qu’il était extraordinaire.Des couleurs, des fruits, des légumes, des vêtements, des étals dans toutes les rues qui se trouvent juste derrière la mosquée de Fatih. C’est un des plus grands marchés d’Istanbul. On peut y trouver des foulards de toutes les couleurs pour 1 ou 2 euros. On a trouvé des fruits que l’on ne connaissait pas, nous étions les seuls touristes dans le marché. Un vrai sentiment de bonheur en y déambulant. Un moment qui reste dans mes préférés de notre séjour.

Pour info: marché de Fatih: tous les mercredis de 5 H du matin à 21 H.

Instant gourmand: je vous conseille de manger une Pide (pizza turque) à Fatih Karadeniz Pidecisi, considéré comme le meilleur. On dirait une baguette (pour celle qui est refermée en chausson) ou un bateau si vous avez de l’imagination. 🙂 De plus, on vous servira une noisette de beurre avec (à faire fondre dessus lorsque c’est bien chaud).

 

Non loin de cette antre de la gastronomie, vous pourrez également admirer l’aqueduc de Valens mais aussi vous promener dans le marché aux femmes, place très animée où l’on a rencontré un vieux monsieur gentil qui voulait savoir d’où on venait et si on était allemands. J’ai tout d’une allemande c’est vrai! Hihihihi

Il y a des tas de drapeaux colorés partout (peu-être à cause des élections lorsque nous y étions ou pas..) et des tas de boutiques pour faire ses courses alimentaires.

Nous nous sommes perdus dans les rues en cherchant à regagner la mosquée de Soliman le magnifique, qui n’était pas accessible le matin pour cause de prière, pile au moment où nous arrivions. Cela nous a permis de découvrir une mosquée en pleine restauration, des ruelles typiques et une terrasse plus ou moins interdite avec une magnifique vue sur Istanbul.

 

Pour terminer en beauté, nous avons donc pu entrer dans la mosquée de Soliman le magnifique (Süleymaniye Camii), perchée sur une des 7 collines que compte la ville et c’est pour moi, la plus jolie qu’on ai pu voir à Istanbul. Sans parler de la terrasse se trouvant derrière la mosquée, où l’on a une vue unique sur la Corne d’Or.

En allant du métro jusqu’à la mosquée (ou inversement), le quartier que l’on traverse est vraiment très intéressant. C’est très fréquenté par les étudiants, on en voit sortir de cours un peu partout. Dans les rues alentours sont concentrées beaucoup de vieilles maisons ottomanes en bois, certaines colorées, d’autres en rénovation, c’est vraiment typique et joli.

C’est aussi le quartier des doudounes! Les boutiques du coin ne proposent quasiment que ça!

Istanbul #3 – La rive asiatique

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Le troisième jour de visite d’Istanbul fut des plus heureux avec un soleil radieux et un temps parfait (ce qui ne fut pas le cas pour le reste de notre séjour…). Cela tombait bien car nous avions prévu une promenade en bateau.

Le début de la journée commence par la remontée de la fameuse Istikal Cad, longue rue regorgeant de boutiques (en tout point comparables aux nôtres, avec les mêmes grandes chaînes…) mais sans option shopping pour nous. C’est aussi dans cette rue que passe le vieux tramway d’Istanbul.

On y découvre l’église néogothique de Saint-Antoine-de-Padoue puis nous regagnons la place Taksim.

On emprunte ensuite les ruelles qui descendent vers l’embarcadère de Kabataş. On observe des tas de maisons ottomanes en bois qui ne sont plus très droites et qui semblent tenir par l’opération du Saint-Esprit.

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Enfin , on rejoint le ferry.  Après avoir choisi minutieusement le type de ticket (il existe des tas de compagnie, tours, croisières, grand tour, traversée simple, traversée « attrape couillon » qui te bloque dans un village pendant 3 heures…), nous grimpons dans le ferry qui effectue quelques arrêts sur le parcours.

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Un moment tellement agréable sur le détroit du Bosphore à observer de loin la ville, les collines, les palais, les grands ponts et les splendides maisons (yalis) bordant l’eau (notamment des maisons en bois blanches ou colorées datant de l’Empire Ottoman).

Il faut savoir que le détroit partage Istanbul en deux: une partie est donc sur le continent européen et l’autre sur le continent asiatique. Pendant tout le trajet, on se rend compte à quel point c’est un axe important; bateaux, cargos, ferry, petites embarcations qui luttent contre les remous… C’est un lieu à l’image de la ville, ça fourmille ici aussi.

Après deux heures de balade, le ferry fait demi-tour et nous décidons de débarquer rive asiatique, au palais de Beylerbeyi. Commence alors une incroyable passion pour les visites de palais en chaussons capotes pour godasses. Je trouve le palais splendide bien entendu mais je ne conseille pas forcément la visite de son intérieur, au pas de course et sans photo autorisée (ma grande frustration).

Pour continuer de visiter la rive asiatique, on décide de prendre le premier bus qui passe en se disant qu’il nous transportera bien vers Kadıköy (où l’on doit prendre un ferry retour). Bingo! Après un bon moment dans les célèbres bouchons stambouliotes, le bus arrive au terminal des bus de Kadıköy. Et là, c’est un truc de dingue! Des bus, des gens partout et surtout des tas de tout petits bus. Tout cela, en bordure de Bosphore. C’est un endroit assez surprenant que j’ai beaucoup aimé. Surtout lorsque l’on a tenté de demander aux gens de nous indiquer la gare d’Haydarpaşa que je voulais absolument voir et que personne ne comprenait ce que l’on disait en anglais hahaha. Pourquoi tant d’intérêt pour une gare?

Parce que c’est un magnifique bâtiment de style néo-Renaissance, avec un intérieur richement orné, qui aujourd’hui est plus ou moins abandonné suite à un incendie. Les trains n’y circulent plus mais on peut s’y promener. Cette façade imposante et sa grosse horloge tout au bord de l’eau, c’est totalement incroyable!

Après avoir bu un verre à l’embarcadère du même nom (quelques ferrys s’y arrêtent mais je n’ai pas encore compris lesquels) en contemplant la façade, nous sommes repartis du côté de la station des bus où se trouve également l’embarcadère des ferrys pour repartir de l’autre côté de la rive. C’est un lieu rempli de petits restaurants tout le long, vraiment très agréable.

Une belle journée qui continue par le début du coucher de soleil pendant le trajet retour en ferry.

Magique.

En rentrant nous nous sommes baladés dans le quartier des pêcheurs où dans chaque rue se tiennent des échoppes consacrées à la pêche. Encore une chose étonnante dans cette ville, chaque secteur de la ville a sa spécialité: les rues des ustensiles de cuisine, les rues de la pêche, les rues de la quincaillerie…

Istanbul#2 – Palais de Topkapi, bazars et Eminonü

Le quartier de Sultanahmet est très riche en vestiges, c’est pour cela que nous sommes repartis dans le coin le second jour. Impossible de visiter Istanbul sans aller visiter le Palais de Topkapi (Topkapı Sarayı), joyau de l’empire Ottoman. C’était la résidence officielle du sultan entre le XVème et le XIXème siècle.

Il est construit sur la pointe du sérail où se trouvait autrefois la citadelle (acropole) de Byzance.

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Le lieu est très vaste: portes, cours, jardins, terrasses en plus des différentes salles du palais. Mais il est aussi activement visité. Nous avons donc commencé par visiter en sens inverse de la plupart des visiteurs. Direction le Harem!

C’est un des lieux qui m’a le plus fasciné à Istanbul: c’est déjà immense et nous y avons passé des heures (or une grande partie n’est pas ouverte au public!). Mais je n’ai pas vu le temps passer. P1060411

Miroirs, dorures, somptueuses céramiques et faïences (#passioncarrelage bonjour!), peintures murales, portes en nacre, fontaines en marbre, dômes, couloirs et passages… Un endroit incroyable! Il ne faut vraiment pas manquer de le visiter!

Le reste du palais est aussi très beau, se balader dans les jardins, kiosques, pavillons et terrasses est très agréable. Il y a plusieurs salles permettant d’observer des objets précieux ayant appartenu aux différents sultans (des pierres précieuses énormes et brillantes!).

Je me suis surprise à être ébahie par la salle des armes et armures (un des plus riches ensembles d’armes islamiques au monde se trouve ici), avec des pièces s’étalant sur une période de 1 300 ans, du VIIe au XXe siècle. Cette collection d’armes et armures est constituée d’objets d’origine ottomane, ou issus de conquêtes, ou encore reçus en cadeaux. j’ai observé de longues minutes une sorte de masse venant de Hongrie, qui avait du être taillée pour un géant! Fascinant!

On a passé 4/5 heures je pense à l’intérieur de Topkapi mais cela valait le coup.

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En sortant de là, on se retrouve tout à côté de Sainte-Sophie et de la mosquée bleue. On se pose dans le parc de Sultanahmet à observer les passants.

Un repos nécessaire avant d’aller dans le Grand Bazar de la ville. Un gigantesque labyrinthe couvert fait d’échoppes en tout genre. Incontournable de la ville de par l’ambiance qui s’en dégage mais j’ai trouvé que c’était un peu un piège à touristes. Il y a certainement des endroits très intéressants à l’intérieur mais nous ne l’avons pas suffisamment exploré, ce que je regrette (mais on ne pouvait pas tout faire). Les rues à l’extérieur valent aussi le détour.

Fin de journée sur les quais d’Eminonü, près du pont de Galata où règne une ambiance bourdonnante: marchands et promeneurs, ferrys, pêcheurs…

Pour traverser et rejoindre notre chez nous, on passe sur le pont de Galata (on peut également passer en dessous où il y a une promenade remplie de cafés, restos mais un peu l’arnaque à mon sens) où il y a des pêcheurs en permanence. Le soleil commence à se coucher. C’est juste beau.

P1060558*Cet article a été écrit pendant que je me goinfrais des derniers loukoums rapportés 😉

Istanbul #1 – Quartiers d’Eminonü et Sultanahmet

« Comment c’était Istanbul »?

Il y a tellement de choses à raconter sur cette ville qui m’a complètement emporté: ses couleurs, ses odeurs, son architecture, ses quartiers et leurs spécificités, ses palais et ses maisons qui semblent pouvoir dégringoler à tout instant, ses ruelles, ses collines, le Bosphore, ses points de vue, ses mosquées qui dessinent le paysage où que l’on soit, son dynamisme, cette atmosphère, ses chants de muezzin qui retentissent, cette impression d’être au croisement des civilisations et surtout ses habitants, tous ces visages croisés, ces silhouettes que je ne pouvais quitter des yeux…

Nous avons loué un petit appart dans le quartier de Beyoğlu, quartier où fourmillent restaurants, épiceries, boutiques, cafés (un quartier très pratique pour loger car on a tout à portée de main pour manger le soir et tram et métro à proximité).

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Le premier jour, nous sommes partis un peu au hasard, attirés par le Bosphore, du côté d’Eminonü, cœur historique de la ville (là où Constantinople fut jadis construite). On y trouve notamment:

↟ la célèbre mosquée Bleue (Sultanahmet Camii)

↟ et  Sainte-Sophie (Ayasofyaa).

On s’est également baladé dans le quartier des bazars où tout était fermé (le dimanche), ambiance ville fantôme, c’était assez intéressant.

Nous avons été voir la fameuse « citerne basilique » (Yerebatan Sarnıcı) dont on avait tant entendu parlé. C’était en fait la gigantesque citerne souterraine de Constantinople, la capitale de l’Empire byzantin. Très impressionnant de se retrouver là dedans. La tête de Méduse trône sur des colonnes, au fond de la basilique, à l’envers.

Tout au long de cette balade du jour, on s’est rapidement aperçu que les rois de la ville, c’était les chats! Ils sont absolument partout! Dans les rues, en train de faire la sieste, sur les toits, sur les coussins ou chaises des bars (et difficile de les déloger c’est trop drôle), en bande, à manger du papier (:-O), à se faire papouiller par les habitants (qui d’ailleurs leur apportent à manger tout le temps – ils sont bien portants ces chats de gouttière!) …P1060249

Une belle première journée, complétée par d’autres jolies choses.

Partir en van dans le désert des Bardenas Reales

Le weekend dernier, nous sommes partis pour la première fois en van aménagé. Une belle aventure!P1060009P1060030J’avais lu sur Gavébon un article sur Camp In Van, cette société basée à Saint-Jean-D’Illac (proche de l’aéroport de Bordeaux Mérignac) louant des vans. l’idée trottait dans ma tête depuis longtemps, surtout que mon copain parlait souvent de partir en van.

Qu’à cela ne tienne! Je vois là l’occasion de fêter son anniversaire comme il se doit. Je contacte Camp in van qui répond à toutes mes questions et se montre super disponible. Je garde la surprise pendant 3 longues semaines et nous voilà vendredi soir chez Camp in Van. Après une explication super détaillée de tous les éléments du véhicule (coin nuit, coin cuisine, douche solaire, toilettes écolo, rangements…) et le règlement des papiers en bonne et due forme, nous voilà partis pour le week-end!

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Destination: le désert des Bardenas Reales, en Navarre. Étant partis en début de soirée, difficile d’arriver à destination le soir même (et avec la fatigue de la semaine, mieux vaut y aller cool). On fait une petite halte à El Campo à Irun, histoire d’avoir l’essentiel: bières et charcuteries hahaha et on décide de poser sur une aire de Camping-cars plus loin, pour la nuit. C’est fun de pouvoir arriver n’importe où et transformer l’arrière du van en lit.

Le lendemain, on reprend la route pour atteindre le tant attendu désert des Bardenas et plus particulièrement la zone de la Bardena Blanca (Bardena Negra et El Plano, ce sera pour une prochaine fois!)P1060034Pisquerra

Il s’agit en fait d’un Parc Naturel de 42 000 hectares, classé Réserve de la Biosphère par l’UNESCO. Le paysage est absolument fantastique, avec une végétation particulière et des formations rocheuses dues à l’érosion des sols (argile, gypse et grès). Ces formations rocheuses ont des formes totalement incroyables. J’ai plusieurs fois eu l’impression d’être sur la lune! Ce qui est incroyable c’est que ce paysage fut jadis paradis des crocodiles et des tortues et qu’il possède une flore et une faune plus proche du désert africain que du nord de l’Espagne!

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Dans le parc, de magnifiques belvédères permettent d’apprécier les différences d’une zone à l’autre. Trois réserves naturelles se trouvent dans le parc à la faune plus riche qu’on ne l’imagine (aigles, vautours, hiboux, renards, chats sauvages, amphibies et reptiles…). Nous avons pu nous poser pour déjeuner en bas des falaises tout en observant les rapaces qui y nichent. Parcourir les routes de ce parc, c’est vraiment magique, tout comme escalader certains rochers, découvrir des canyons, sauter comme un cabris dessus. Juste incroyable! Il faisait un temps de rêve, on était en débardeur et short, le pied!

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Pour circuler, il y a des routes balisées et cailloutées (et pour les amateurs de rando ou vélos, des tas de sentiers balisés également qui permettent d’explorer encore plus les lieux).

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En fin d’aprem, on s’est arrêté boire un verre sur la placette de la ville d’ Arguedas (laquelle possède d’ailleurs de surprenantes maisons troglodytes abandonnées, les « Cuevas »).

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On s’est enfin posés sur une colline en bordure de parc, seuls au monde, face aux Bardenas, en compagnie du coucher de soleil. Sensation de liberté et tranquillité absolue. Préparation du repas dans la kitchenette du van et dîner. Par chance, le ciel était parfaitement dégagé et on a pu observer les étoiles et la voie lactée; c’était vraiment beau.

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Gros coup de cœur pour ce lieu qui n’est pas très loin de Bordeaux au final: 2h environ de la frontière pour être complètement dépaysé. Et surtout, un plaisir immense d’être partie avec ce mode de transport/hébergement. Une première réussie et une envie de repartir bientôt en van aménagé. Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à faire appel à Camp In Van, les gérants sont sympas et passionnés et les vans sont nickels, bien équipés, nous n’avons eu qu’à remplir le mini frigo sinon tout le reste était là.

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Coïncidence: la préparation du tournage de la saison 6 de Game of Thrones avait lieu ici même, nous avons donc pu observer les premiers décors et chevaux du territoire qui sera celui des Dothrakis prochainement.

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Plus de photos:

↟Napoli #1- la circulation à Naples

↠ Hi Bordeaux avait posé ses valises quelques temps en Italie, du côté de Naples. Ces jours prochains, nous partirons donc découvrir ou redécouvrir cette sacrée ville et ses alentours.

Arrivés de nuit, nous avons eu la chance d’être conduit jusqu’à notre domicile par un de nos hôtes, un vrai napolitain donc et nous avons ainsi pu profiter de la plénitude se dégageant de la circulation napolitaine….. Bip bip! Pouet pouet! Bip bip bip! … Pouet pouet pouet… Un joyeux bordel à base de queue de poisson, feux brûlés et petits enchaînements de klaxons… Tout cela s’annonce intéressant. Cela dit, je n’ai pas eu peur, cette anarchie semble tout à fait normale et maîtrisée. Dans tous les cas, c’est un super moment où notre hôte nous fait en même temps découvrir la ville de nuit (petit repérage des bonnes adresses, etc… tout ça à quelques pas de notre résidence pour la semaine).

Pendant toute la semaine, nous avons continué de goûter aux joies de la circulation de la ville. La conduite italienne est réputée pour être tonique mais là on atteint des sommets! Nous avons énormément circulé sur les rues piétonnes du centre historique (car cette ville se découvre vraiment à pied – oubliez le bus et le métro vraiment, ça en vaut la peine tant il y a de perles cachées au coin des ruelles) mais les voitures et autres scooters sont rois et reines! Ici c’est le piéton qui doit se pousser! C’est une vigilance de chaque instant.

– Hop, vas-y que je te rase, à droite, que je m’arrête discuter avec le boucher, que je bouche la rue puis que je redémarre sur toi alors que tu te décalais à gauche.

– Ohhhh que c’est mignon, un enfant de 4 ans sans casque debout sur la partie basse d’un scooter roulant comme un dingue sur les pavés.

– Quelle joie de louer une voiture également. Ha ha ha… Sortir de Naples, rouler sur la côte. No problémo. Par contre, rentrer sur Naples et parvenir jusqu’à la gare, c’était magnifique!

Si tu mets ton clignotant et que tu respectes le code de la route, tu te fais klaxonner. C’est bon ça! En fait, on s’est rendu compte que les feux, stops et autres ne sont que purement décoratifs ici. Tu veux aller quelque part? C’est rouge mais il n’ y a personne? Tu y vas, tu n’attends pas, c’est comme ça! Je ne vous raconte même pas notre montée du Vésuve en minibus, ce fut épique avec un chauffeur fabuleux (et je n’exagère pas). Ou bien nos mésaventures avec un train de banlieue qui n’arrivait jamais, notre traversée des voies sur les rails comme des « délinquants »…

↠ Cela reste un excellent souvenir; cet état d’esprit colle à la peau de cette ville bouillonnante. On en rit encore.

De retour sur Bordeaux, j’en connais un qui a eu du mal à conduire tranquillement et qui s’est un peu pris pour un napolitain…

Pas de photo de la circulation napolitaine (ma vie en dépendait ^^) mais quelques clichés des rues et des murs. Cliquez sur une photo pour afficher le diaporama.

↟ Bosque Pintado de Oma

Étrangement aujourd’hui, je ne vais pas du tout vous parler de Bordeaux (contrairement au titre de ce blog) mais d’un énorme coup de cœur que j’ai eu pendant mes dernières vacances au pays basque espagnol, il y a quelques jours.

↠ Il s’agit du bosquet d’ Oma, une œuvre Lire la suite